Le Royal Excelsior Virton représente plus de nonante années d’histoire. Si le club a officiellement été fondé en 1922, il est à l’origine une prolongation du Football Club Saint-Laurent Virton formé vers 1913-1914, alors rival de l’Union Sportive Virtonaise. Créé en 1920, l’Excelsior Virton ne fut affilié à l’Union Belge de Football qu’en 1922 et reçut son numéro de matricule 200.

Aujourd’hui en division 2,  le club a vécu une histoire riche au rythme des promotions et des relégations.  Le vrai départ de l’Excelsior Virton est donné en 1925. Après le démembrement de l’Union Sportive Virtonaise, l’Excelsior Virton voit plusieurs joueurs du rival rejoindre ses rangs et un premier terrain est aménagé au « Bosquet », dans une prairie du collège Saint-Joseph. Il déménagera plus tard au « Pré Jaquet », là même où se situe toujours aujourd’hui le stade Yvan Georges.
Avec la Jeunesse Arlonaise et la Jeunesse d’Athus, l’Excelsior Virton s’inscrit rapidement comme un des fleurons du football provincial luxembourgeois. En 1927, les Verts remportent le championnat provincial devant Athus et accèdent pour la première fois de leur histoire à la promotion et donc à l’étage national. Les Virtonais vont alterner le bon et le moins bon et voguer entre le premier étage du niveau national et le championnat de première provinciale.
Après avoir acquis le titre de société royale, le club connaîtra une période faste dans les années 60, enchaînant onze années consécutives en promotion, s’en suivront un nouveau retour en provinciale et un nouveau titre de champion de P1 luxembourgeoise en 1975.

Le club virtonais fait à nouveau bonne figure à cet échelon et parvient à s’y maintenir jusqu’en 1985. La saison suivante, avec Pierre Friob à sa tête et contre toute attente, les Gaumais décrochent les lauriers pour rejoindre la division 3, un niveau jamais atteint jusqu’ici.

Pendant trois saisons, le Royal Excelsior Virton tente de faire son trou à cet étage, mais retrouve la promotion contraint et forcé à l’issue de la saison 88-89. Les Verts mettent du temps pour se relever de cette relégation et les saisons suivantes, malgré un noyau renforcé, sont difficiles. Les Virtonais basculent finalement en première provinciale en 1992.
Le retour des derbys face aux rivaux historiques arlonais et athusien fait toutefois revivre la ferveur autour du Royal Excelsior Virton et le club se refait une santé. L’équipe est immédiatement sacrée championne et reprend sans attendre l’ascenseur en direction  de la promotion. Jusqu’au jour d’aujourd’hui, le club virtonais n’a jamais plus retrouvé l’étage provincial, un cas unique à ce niveau.
Après une bonne saison en promotion, Virton exulte lors de la  suivante et retrouve la division 3 sous la houlette de Rachid Belhout. Les retrouvailles avec ce niveau ne sont pas faciles et par deux fois, les Verts assurent leur salut au forceps. En 2001, s’achèvent six années consécutives en division 3. La septième année est en bonne voie et l’équipe tourne bien.
Le Royal Excelsior Virton reste le porte-drapeau de la province et à l’aube de ce nouveau millénaire, l’Excel réussit l’exploit de devenir le premier club de la province de Luxembourg à accéder à la division 2.
Cette saison-là, en 2000-2001, les supporters croient rêver. Dès le début de parcours, Virton plante les jalons de sa course en tête. À l’image du dernier titre acquis la saison précédente, à l’époque déjà, Michel Leflochmoan ne possédait sans doute pas le meilleur noyau de la division 3, mais le mentor sedanais était parvenu à créer une véritable osmose, un véritable groupe. Dans une saison également remplie d’embûches, les Virtonais vont devoir patienter jusqu’au 21 avril 2001. Devant plus de 4 000 personnes, le Royal Excelsior Virton s’impose 2-1 face à Eupen et peut sabler le champagne. Pourtant, le déroulement du match est crispant, Eupen secoue les ficelles le premier, mais Virton revient dans la partie grâce à Stéphane Martine. Dans les dernières minutes, le feu follet virtonais est accroché par un germanophone dans le grand rectangle. Marcel Javaux, au sifflet ce jour-là, n’a d’autre choix que d’indiquer le point de penalty. La suite, tous les Virtonais présents au stade, en ont encore des images plein la tête. La frappe de Roland Saboga roule lentement dans les filets eupenois et le stade Yvan Georges peut exploser. « L’ambiance est indescriptible », raconte un journaliste à l’époque.

La première année dans l’antichambre de l’élite ne sera pas de tout repos. Longtemps lanterne rouge, les Virtonais ne doivent leur salut qu’à un final joué tel un boulet de canon après un succès historique sur la pelouse du KV Malines, alors leader. Cette année-là, le Royal Excelsior Virton écrit une autre page de son histoire en accédant aux huitièmes de finale de la coupe de Belgique. Devant près de 2200 supporters virtonais, les Verts défient le Racing de Genk, alors champion en titre, dans son antre. Si le pensionnaire de division 1 finit au bout du compte par émerger, les Virtonais ont tout de même fait douter les Limbourgeois le temps d’une période.
Les Virtonais vivent ensuite sept saisons consécutives à cet échelon, jusqu’à devenir l’équipe la plus ancienne de la série. La refonte du championnat de division 1 complique toutefois les données et le Royal Excelsior Virton est relégué à l’issue de l’exercice 2008-2009. Le retour en division 3 est vécu comme un vrai drame par toute une province.

Mais le Royal Excelsior Virton prend le temps de relever la tête. Après une première saison difficile à cet étage durant laquelle les Verts flirtent longtemps avec la relégation, leurs regards se tournent à nouveau vers l’étage supérieur. Ils atteindront deux fois le tour final avant de connaître l’apothéose, après une superbe saison 2012-2013.

Devant son public, le mercredi 1er mai, dans une ambiance de feu, L’Excelsior Virton s’impose face à Diegem 1-0. Le but de la délivrance tombe à la 59e minute de jeu. Il est signé Renaud Emond, meilleur buteur de la série. Le stade explose. Virton remporte le titre en Division 3B avec la meilleure attaque et la meilleure défense, et accède pour la deuxième fois à la D2, quatre ans après l’avoir quittée.

Ce titre, le club le doit au travail infatigable de Frank Defays. Arrivé deux ans plus tôt en Gaume, et pour ses débuts en tant qu’entraîneur principal, l’ancien joueur de Charleroi a réussi à mener ses troupes au sommet. Pour le plus grand bonheur de milliers de supporters.

Classé à une honorable 13e place pour son retour dans l’anti-chambre de l’élite en 2013-2014, le club gaumais confirme son rang d’adversaire redouté au cours de la saison 2014-2015 en terminant en sixième position.